La saison trail continue avec le trail du Malpassant en Savoie

lac du bourget

Ce que je retiens de ce week-end de trail sur les hauteurs de Chambéry : de la boue, de la boue et encore de la boue… et le plaisir d’être finisheuse ! Pour le week-end du 1er mai, nous avions prévu de venir en Rhône-Alpes pour voir ma famille et en profiter pour courir le trail du Malpassant, long de 27 km et au dénivelé positif de 1400m.

Le matin de la course je suis comme d’habitude très anxieuse. Pourtant l’abondante pluie de la veille a laissé place à un joli soleil sans nuage lorsque nous prenons la route avec Hugo pour Voglans en Savoie. Cela laisse présager une épreuve sans pluie. Au départ, l’ambiance est sympathique, chaleureuse comme peut l’être une course à taille humaine que j’apprécie décidément de plus en plus. Nous nous élançons à l’assaut de la montagne alors que le soleil pointe à peine le bout de son nez derrière la montagne.

boue du trail
On dirait pas comme ça mais il y avait vraiment beaucoup de boue !

Hugo court avec moi les 8 premiers kilomètres, et mon anxiété jusque là refoulé ressort malheureusement sur lui. J’ai peur de la montée et je lui fais savoir, impossible de m’empêcher de râler. Lorsque la montée commence vraiment, Hugo part de son coté un peu avant le premier ravitaillement comme cela était prévu. Nous pénétrons en forêt, la route bitumée se transforme en chemins, et je découvre alors le fléau qui va me suivre jusqu’à l’arrivée : la boue. La pluie de la veille a créé des flaques énormes sur les sentiers et la boue rend le chemin extrêmement gras. Sans compter que les pieds trempés et alourdis par l’eau et l’effort supplémentaires pour avancer dans les montées joue fortement sur mon moral. Lorsque j’atteins le point culminent du parcours, mon corps est très sérieusement entamé, c’est le mental qui devra prendre le relai, bien aidé heureusement par une vue sur le lac du Bourget absolument magnifique. De plus j’arrive à m’alimenter régulièrement (contrairement à mon précédent trail).

Sur la deuxième partie de la course je lie connaissance avec une autre coureuse, qui habite la région et qui connait très bien le parcours. Son expérience va être très utile et sa compagnie agréable pour oublier les kilomètres. Après quelques kilomètres sur une crête, nous entamons la fameuse descente du Malpassant qui va s’avérer extrêmement technique (note à moi-même : ne pas oublier de se renseigner sur la typologie de la course la prochaine fois). Heureusement elle passe vite et nous arrivons au second ravitaillement du parcours. Il reste alors 5 km, les plus durs pour moi alors que nous sommes sur du bitume et que le soleil tape très fort. Mon dernier challenge avant l’arrivée va être de les finir en courant contrairement à l’Ecotrail de Paris où j’ai marché. Là encore ma partenaire de course va beaucoup m’aider en me glissant notamment cette phrase que j’ai trouvé amusante sur le coup « Tu vas voir on va doubler beaucoup de garçons car à ce niveau ils ont tous des crampes ». Force est de constater qu’elle avait vu juste puisque nous doublons une bonne dizaine de garçons bien mal en point lors de ces derniers kilomètres… Probablement grisées par ces dépassements et par l’approche de l’arrivée, nous accélérons et franchissons la ligne d’arrivée la main dans la main à presque 11 km/h. Il est 13h et je cours depuis 4h33.

Comme lors de mon précédent trail, ce n’est pas le cardio qui m’a fait défaut même si la montée a été rude. C’est plutôt mes jambes, la fatigue et les douleurs musculaires que je découvre en augmentant mes distances de course.

Je pense vraiment avoir gagné en expérience de course. J’ai réussi à m’alimenter (exclusivement de gels, impossible d’avaler du solide), j’ai réussi à passer un minimum de temps lors des ravitaillements pour ne pas perdre le rythme, et j’ai réussi à courir en fin de course. Il me reste encore de nombreux rodages à faire, mais je suis très satisfaite de mes progrès en trail.

Notre prochain rendez-vous est en juillet pour le Maratrail de la Sambuy long de 48 km sur les hauteurs d’Annecy (encore en Savoie). De mon coté j’ai repris l’entrainement dès le lendemain avec une balade en montagne et ça aussi c’est un vrai progrès :-).

balade
Promenade post course dans le massif de Belledonne

 

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